La porte est ouverte sur l'humain
J'ai fait sauter le verrou belliqueux
J'apprivoise morceaux de vie et parfums
J'ai mis des grelots à mon esprit
Pour mieux le voir chanter l'amour
Déjà j'entends le futur se redonner vie
De l'autre j'apprends mes contours
J'étais parcouru de cernes de caractères
Mais j'ai pu lire en lui, ce bout de moi
Qui m'était si proche, défait de sa poussière
J'ai fermé le grimoire de brume qui faisait loi
Sa peau, son apparence, sont un autre paysage
Que je peux enfin toucher du bout du coeur
Désormais je saisis l'être au-delà du visage
Nos regards ont écarté le rideau de la peur
Je sais maintenant métisser ma parole
Je prends sa main comme un baiser
Nos différences dès lors s'envolent
Il ne reste plus qu'une race, l'humanité
© Iscarian
Ps : Poème écrit après avoir assisté à une conférence sur l'apport du monde musulman à l'occident. Conférence riche en rencontres, et qui le temps d'un soir, a rejoint des humains, voulant se connaître mieux les uns les autres. Une soirée c'est court, et pourtant, il y'a des soirées comme celle-ci, qui vous restent gravées dans le coeur.




