Comme pour une métamorphose
Les lèvres apprivoisées
Par ma bouche
Et en nous je me couche
Pour mieux nous écarquiller
L'âme
Sa salive brille
Ondulante flamme
Qui sait m'ensorceler
Sans même sourciller
Nos corps enlacés
Sont des passerelles
Pour le baiser du ciel
Elle s'effleure
Tel un coquelicot mutin
Et s'effeuille
Telle la rosée du matin
Mêmes les plus tendres étreintes
Ont une fin
S'il suffisait qu'elles soient peintes
Pour vivre éternellement
Alors je me ferais pinceau
Pour cristalliser le temps
Ps:Les tableaux sont du peintre chinois Fu Ji Tsang
tiré du très beau livre "Fleurs et symboles".
