Cette nouvelle nuit
Couchée sur les sommeils
La poussière des regards
Quand une matinée efface
Les souvenirs de craie
Les rires qui se cachent
Sous la crainte d'exister
Les paroles ternissent les secrets
Le vide qui astreint l'être
Dans le cortège immobile
Où les baisers ne tintent plus
Cette cacophonie des pensées
Qui assaillent la mémoire
Les silences qui veulent s'émanciper
Et finissent dans un inquisitoire
Puis doucement la peau s'étire
Le gel emprisonne la fenêtre
Tous ces instants où il faut mourir
Pour mieux renaître
© Iscarian




