Lorsque l'orage prend naissance
Aux perles de rosée du lotus
Le jasmin embaume les lèvres
Les plages au sable vert-de-gris
Sur lesquelles la mer appose son sein
Son écume florale aux mosaïques inattendues
Toujours reviendra l'écho aux veines du marin
Les sourires plissés de sanglots contenus
Lorsque la souffrance déporte les rires
Les jours feutrés dans le ventre des nuits
Sang dans l'opacité, paupières opiacées
Les enfants aux bulles d'innocence
Comme des colombes sur les marelles
Pieds nus s'en vont courir sur l'eau
La tête pleine de rêves, leur ange à la main
Les visages de papyrus, charmilles de sagesse
Ne voulant pas gêner, attendant l'heure
Le corps usé par la vie, le coeur voûté
Murmurant de discrets baisers avant les adieux
Il existe tout un univers derrière les yeux
Un yin et un yang de l'âme des gens
Tantôt ensoleillé, tantôt pluvieux
Un monde secret, un miroir vivant
© Iscarian




